C'est vraiment un problème! Je ne l’ai pas créé, ni imaginé... Nous avons besoin de communiquer, et pour ça nous devons savoir la langue que nous parlons. Et quand je commençais à comprendre à parler cette langue « bizarre », le Français, j’ai découvert l’argot et le verlan…
Alors, je vous expliquerai un peu comment cela fonctionne. La langue française est l'une des langues qui a évolué considérablement, surtout les décennies passées et particulièrement à Paris. L'argot est simplement une outre manière de dire la même chose (in English slang), mais ils l’ont vraiment employé beaucoup ! Et il y a également le Verlan. C'est une longue tradition qui existe en France de permuter des syllabes des mots pour créer des nouveaux mots. Le mot Verlan est aussi un bon exemple de la définition de Verlan: verlan = lanver = l'envers (signifiant l'inverse).
Ainsi, vous pouvez imaginer même si vous étudiez le « bon » Français à l'école (et à la maison, comme moi) qu'il n'est pas facile d'apprendre à parler le français couramment ! Mais comme ils disent… « N'importe quoi » !
Il y a également la manière dont ils utilisent la négation. Historiquement, la négation d'une phrase a été fait avec le « Ne ». Par exemple : « Je suis très heureuse » - « Je ne suis très heureuse ». Puis il a évolué ajoutant le « pas » à la phrase. « Je ne suis pas très heureuse ». (L'origine de « pas » est venue de la phrase je ne donnerai non une plus pas! – The word « pas » in English also means “step” and translating to English it comes from “I will not take one more step!”). Le problème est que maintenant dans la discussion orale, ils n'emploient jamais le « Ne », et disent seulement « Je suis pas très heureuse ». Ou même la quantité d'abréviations qu'ils emploient pour tout ! C’est un vrai défi pour moi d’apprendre le français (pour ne pas utiliser le mot problème ou quelque chose pareille).
En dessous, il y a un exemple de ce que vous pouvez écouter dans la rue ou même dans votre bureau avec vos collègues.
Argot. | Français. |
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Bertrand : Salut la compagnie. Cà roule?
| Bertrand : Bonjour tout le monde. Comment allez-vous?
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L'épicemard : Pas d'tarbouif çà gaze un max, et ta pomme?
| L'épicier : Aucun problème, tout va bien. Et vous?
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Bertrand : La santé, impec, mais le beauf débarque avec ses moufflets et la patronne a rien prévu à bêqueter.
| Bertrand : Pour la santé, c'est impécable, merci, mais mon beau-frère vient avec ses enfants, et mon épouse est prise de cours pour le repas.
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L'épicemard : Qu'est ce que tu veux alors?
| L'épicier : Que désirez-vous?
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Bertrand : La totale ! Ricmuche pour commencer, j'viens d'étouffer la dernière.
| Bertrand : Tout ! D'abord une bouteille de pastis, je viens de terminer la dernière.
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Avec j'prendrai des cahuètes. Tu les fais à combien tes tomatos ?
| Ensuite des cacahuètes. Quel est le prix des tomates?
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L'épicemard : Neuf balles.
| L'épicier : Neuf euros.
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Bertrand : Tu m'en files un kilo. Mais pas les pourries.
| Bertrand : Donnez moi un kilogramme, mais pas trop mûres.
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Ma bergère est partie chez le merlan, c'est mézigue au piano, alors ce s'ra cool. After, tu me fourgues un pacson de mousline, un poulaga dépouillé, deux claquosses qui font la route tout seul, et des abricomuches.
| Comme ma femme est partie chez le coiffeur, c'est moi qui suis de corvée de cuisine, aussi, je ferai simple. Après vous me donnerez un paquet de purée en poudre, un poulet prêt à cuire, deux camemberts bien faits, et des abricots.
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Par dessus, tu mets une quille de rouquin, comme d'ab. L' temps que tu y es, ajoute sa frangine. Y parait que j'suce pas de la glace, mais le beauf n'amuse pas l'terrain non plus.
| En plus, je prends une bouteille de vin rouge comme d'habitude. Pardon, plutôt deux. Parait-il que j'aime bien boire, mais le beau-frère est comme moi.
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Voilà c'est bonnard, tu peux chatouiller l'tiroir-caisse. Non ! Des bonbons pour les loustics. C'est combien?
| Voilà, c'est parfait, vous pouvez faire l'addition. Non ! j'oubliais les bonbons pour les enfants. Je vous dois?
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L'épicemard : Cent soixante cinq balles.
| L'épicier : Cent soixante cinq euros.
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Bertrand : C'est quand même un chouille chéros. T'as pas fait des queues aux zéros ?
| Bertrand : C'est tout de même onéreux. ( queues aux zéros = changer des 0 par des 9 )
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L'épicemard : Tu sais bien que je compte pas à la fourchette. La vie est dure, et qu'est ce tu veux, les larbins, faut qui bouffent.
| L'épicier : Vous savez bien que la maison est respectable. La vie est dure. Que voulez-vous, mes enfants doivent manger aussi.
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Dis-moi maintenant, est-ce que tu parles vraiment le français?!